Pas su si elle l'offrait comme un don à l'autre, ou si elle l'offrait pour qu'on la regarde. Pas su si c'était un cadeau à soi que l'on offre à l'autre pour qu'il pense à vous ou si c'était un cadeau à l'autre parce qu'on a pensé à lui. Et à soi. Quelle vague a emporté l'autre ?
L'art du cadeau est un art difficile, surtout lorsque l'on créé le cadeau.On y met tant de soi, que l'on veut, exige parfois, que celui qui reçoit reçoive aussi, voire surtout, ce qu'il y au-delà du cadeau, ce qui d'une certaine manière n'est pas dans le cadeau et l'enveloppe tout entier.
L'art du cadeau, de ces cadeaux-là n'est pas consumérisme.
Ils prennent du temps. Ils demandent du temps.
Et ils échapppent au temps.
Ce cadeau-là clame un hier qui est en quelque sorte revenu dans le maintenant, par la magie du temps passé à préparer, à y penser. Il prend soudain une place, irruption volontaire, histoire de faire d'aujourd'hui un encore, sans trop oser se demander ce qu'il sera demain. Ce serait effectivement trop demander.
L'échelle du temps, ce temps-là, ce temps du coeur, ce temps des mots et des regards, ce temps des pensées, n'a pas de durée, il est au-delà de la durée, intemporel, pas forcément éternel.






