« Petit j’habitais un immense château, caché au creux d’une grande forêt magique… J’étais beau et j’avais plein d’amis ; j’étais riche et intelligent… » Une enfance idéale ? Oui, mais l’immense château s’avère être un minable taudis ; la forêt magique, une forêt de cheminées crachant leur fumée nauséabonde ; l’enfant en question, un être disgracié, seul, pauvre et idiot… Mais en grandissant, les choses ont basculé : les diplômes, l’argent, l’amour, la paternité, la réussite sociale, les mondanités, le pouvoir ont transformé notre héros. Et c’est ainsi qu’il a raté sa vie… en la réussissant ! Cette fable cynique joue sur les oppositions et les contradictions (...) Le texte idéalisant l’enfance est illustré d’images sordides ; le texte dénigrant le présent donne à voir les symboles de la réussite telle qu’on se l’imagine… À la toute fin, on retrouve le héros vieillissant, redevenu laid, penché avec attendrissement sur le doudou qu’il possédait jadis, comme s’il retombait en enfance, comme s’il la regrettait, comme s’il avait raté l’essentiel… Qu’est-ce qu’une vie ratée ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Pas si simple… Comment j’ai raté ma vie est un conte moral (...) qui pose avec beaucoup d’humour la question de ce qui peut faire la valeur d’une existence.
jeudi 26 novembre 2009
Et vingt-neuf
En me baladant sur le site de la maison d'édition Autrement, avec en tête notons-le quelques pensées pour les fêtes de fin d'année, j'ai chopé ça et là des bribes que je trouve fort jolies. En voici quelques extraits. Cadeau ! ;-)
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Bribes Autrement
mercredi 25 novembre 2009
Ils font le mur
Je lis dans Télérama que 20 ans après la chute du mur de Berlin, 18 000 kilomètres de nouveaux remparts vont bétonner les frontières partout sur la planète.En 2007, Michel Foucher, géographe, sortait un bouquin dans lequel il annonçait que depuis 1991, 26 000 kilomètres de nouvelles frontières ont été construits, et que 24 000 autres faisaient l'objets d'accords. Soit au total 68 000 kilomètres.
Michel Agier, anthropologue : Tout humain veut rendre son séjour sur la terre vivable. En maintenant des millions de migrants hors de notre monde commun, on créé le désordre en voulant la mise en ordre. Il est réaliste d'affirmer que l'obstination à s'enfermer dans ses frontières, à cultiver l'entre-soi, ne tiendra pas.
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Démocratie,
Société
Et trente
En me baladant sur le site de la maison d'édition Autrement, avec en tête notons-le quelques pensées pour les fêtes de fin d'année, j'ai chopé ça et là des bribes que je trouve fort jolies. En voici quelques extraits. Cadeau ! ;-)
La colère : celle des autres, la sienne. Cesser de simplement la subir, tenter de la mettre à distance, pour s’en protéger et pouvoir la regarder : comment elle couve, se déclenche, évolue, agit et se défait. Alors peut-être la dominer, la juger, lui faire face, éventuellement en faire usage. (...) La question de la colère pose celle de la contiguïté entre les émotions, qu’il faut donc définir, délimiter, presque énumérer, en essayant de démêler les nœuds où s’entremêlent l’indignation, la fureur, le sentiment d’injustice, le désir, la vengeance, la frustration. (...) Si la colère permet parfois de rompre avec ce qui vous enveloppe et ainsi de voir clair, c’est qu’elle peut être un mode de connaissance. A condition de ne pas rester pris sous le charme de ce qui devrait nous servir à nous déprendre d’un charme. Peut-être que l’énergie de la colère ne vaut-elle que transformée et méconnaissable…
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Bribes Autrement
mardi 24 novembre 2009
Défi photo : quel thème, mesdames et messieurs ?
Mais quel sera donc le sujet pour lundi prochain ?Mais pour ceux qui ne savent pas de quoi je cause, une petite séance d'explications.
Le défi photo, ce sont des blogueurs, qui postent une image sur leur blog le lundi. Chacun buche sur un même thème. Et ce thème, il est trouvé... le mardi. Les propositions, comment ça marche ? Tout le monde peut proposer un mot qui pourra servir de thème au prochain défi ; l'un d'eux sera retenu. Si possible collectivement. Sinon l'arbitre tranchera (héhéhé). Dernière précision : il est de coutume (et préféré) que ce soit un non participant qui propose. Mais cas de panne, un participant peut le faire s'il s'abstient de poster sur le thème le lundi d'après. Capito ?
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Photo(s)
Et trente-et-un
En me baladant sur le site de la maison d'édition Autrement, avec en tête notons-le quelques pensées pour les fêtes de fin d'année, j'ai chopé ça et là des bribes que je trouve fort jolies. En voici quelques extraits. Cadeau ! ;-)
Pendant des millénaires ça s'est passé comme ça, à Babylone, en Chine et ailleurs. Les princes clôturaient des parcs pour y cultiver des légumes exotiques, des fleurs rares, des animaux étonnants - singes, tigres, autruches. Les paysans faisaient pousser l'ache et l'oignon, le chou et la carotte dans les jardins. Les princes pique-niquaient non loin des tigres et en retiraient un grand plaisir. Les petites gens contemplaient les abeilles, binaient les navets et se reposaient sous la tonnelle. Aujourd'hui, cultiver des légumes n'est plus une tâche d'agricultrice, un loisir ouvrier : c'est devenu un luxe princier. Vos amis s'extasient devant des épinards en liberté, reçoivent un cadeau d'estragon et de salade comme s'il s'agissait de singes rares ou d' autruches.... Vous jardinez, vous vous prenez pour un prince, mais le potager a vite fait de vous ramener à la réalité : les batavias sont raplaplas, une chouette insomniaque et une taupe cinglée font la pluie et le beau temps tandis que les framboisiers fomentent des plans. Jardiner, quelle aventure ! Loisir recherché, trousse de survie de l'humanité, expérience intime et partagée : le potager, c'est tout ça. Il n'est pas prêt à disparaître, au contraire : de plus en plus de fraises et de carottes dans les friches et les cours de récréation, de plus en plus de jardins familiaux en lisière des villes, c'est tant mieux.
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Bribes Autrement
lundi 23 novembre 2009
Ma partie de campagnes
Au pays du lundi, le défi photo se pose là !
Temps pourri sur la Lorraine, le genre ciel gris toute la journée, pluies intermittentes. Pas du grand spectacle.
Alors j'ai fait ma balade et les défiphoteurs ont égayé la lucarne.
De manière parfaitement subjective, j'ai envie de donner une prime à Sophie, qui n'a pas oublié le pain de campagne. Fallait y penser ! Et le faire !
Accessits aussi à ceux qui ont relié le mot à des "causes".
C'est bien aussi quand on donne de l'épaisseur à des mots et que par l'image, on lui déniche du sens. Le défi photo est citoyen.
Sinon, majoritairement, on a offert et pris un sacré bon bol d'air, aujourd'hui.
Sous tous les angles.
Des gros plans ici, des vues aériennes là, des chemins, des animaux, des fleurs et même des entre terre et mer.
La ville, pour l'occasion, s'est peinte en vert et le béton s'est fait discret. Les ruraux s'en sont donnés à coeur joie.
Bref, quasiment printanier, ce thème.
Pas prévu au départ. Réussi à l'arrivée. Sympa à quelques encablures de la fin d'année. Faudra qu'on pense à l'automne au mois de mai ;-)
Ps : Barbara étant en plein décalage horaire, je vous donne rendez-vous ici demain pour le choix du thème de lundi prochain. On reprendra les bonnes vieilles habitudes la semaine d'après !
Ps 2 : un blog de plus. Vous pouvez vous y rendre en cliquant ici.
Temps pourri sur la Lorraine, le genre ciel gris toute la journée, pluies intermittentes. Pas du grand spectacle.
Alors j'ai fait ma balade et les défiphoteurs ont égayé la lucarne.
De manière parfaitement subjective, j'ai envie de donner une prime à Sophie, qui n'a pas oublié le pain de campagne. Fallait y penser ! Et le faire !
Accessits aussi à ceux qui ont relié le mot à des "causes".
C'est bien aussi quand on donne de l'épaisseur à des mots et que par l'image, on lui déniche du sens. Le défi photo est citoyen.
Sinon, majoritairement, on a offert et pris un sacré bon bol d'air, aujourd'hui.
Sous tous les angles.
Des gros plans ici, des vues aériennes là, des chemins, des animaux, des fleurs et même des entre terre et mer.
La ville, pour l'occasion, s'est peinte en vert et le béton s'est fait discret. Les ruraux s'en sont donnés à coeur joie.
Bref, quasiment printanier, ce thème.
Pas prévu au départ. Réussi à l'arrivée. Sympa à quelques encablures de la fin d'année. Faudra qu'on pense à l'automne au mois de mai ;-)
Ps : Barbara étant en plein décalage horaire, je vous donne rendez-vous ici demain pour le choix du thème de lundi prochain. On reprendra les bonnes vieilles habitudes la semaine d'après !
Ps 2 : un blog de plus. Vous pouvez vous y rendre en cliquant ici.
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Photo(s)
Défi photo
Un mot, autant d'illustrations, d'inspirations : c'est le défi photo.
Il y a désormais 30 blogs qui se sont lancés dans l'aventure initiée par Barbara (à ce propos, toutes les infos si vous cliquez là).
Le thème retenu de ce lundi était campagne.
Le défi photo c'est le lundi et le choix du thème le mardi.
Vous trouverez la liste des participants en liens dans la colonne de droite de ce blog.
Il y a désormais 30 blogs qui se sont lancés dans l'aventure initiée par Barbara (à ce propos, toutes les infos si vous cliquez là).
Le thème retenu de ce lundi était campagne.
Le défi photo c'est le lundi et le choix du thème le mardi.
Vous trouverez la liste des participants en liens dans la colonne de droite de ce blog.
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Photo(s)
Et trente-deux
En me baladant sur le site de la maison d'édition Autrement, avec en tête notons-le quelques pensées pour les fêtes de fin d'année, j'ai chopé ça et là des bribes que je trouve fort jolies. En voici quelques extraits. Cadeau ! ;-)
C’est entre 1920 et 1960 que s’inventent, en France, les corps d’été. Alors s’impose, avec la force des évidences naturelles, un répertoire particulier de gestes et de postures légitimes. Une silhouette, aussi, dont il s’agit de maîtriser et de négocier les édits changeants. L’horizontalité publique, le bronzage, le périmètre capricieux des voluptés et l’épreuve des dévoilements sont de ceux-là. Ils inventent de nouvelles compétences et tracent aussi de nouvelles exclusions. Mais ce n’est pas tout. Dans la levée des accoutumances, les corps d’été ont des allures de civilisation suspendue. Ils se font recours contre l’uniformité des existences. Ils font exister un calendrier des rapports à soi qui, entre les plaisirs de l’oubli et ceux des retrouvailles, sacralise la simplicité et l’authenticité de soi. Et puis, par le jeu bien réglé des apparences passagères, ils remodèlent, pour un temps, l’éloquence des appartenances sociales. C’est cette histoire qu’il s’agit de retracer.
Celle d’un désordre familier, chaque année recommencé, où tout paraît devoir s’organiser autour du corps, des façons singulières de le porter, de l’habiter et de lui trouver du sens. Pour en rendre compte, il faut renoncer aux illusions de l’imitation sociale qui, gentiment, diffuserait les pratiques nouvelles. Il faut restituer la formation d’une nouvelle table des valeurs sociales qui, célébrant la décontraction, le naturel et le bien-être individuel, mais aussi la variété des expériences et des identités, a rendu possible et plaisante la morale des corps d’été. Ainsi s’éclairent les jeux sociaux considérables dans lesquels sont pris ceux qui s’attachent à fixer la forme légitime de ces corps. Et avec eux, aussi, s’éclaire le chapitre, trop vite oublié, des résistances, des antagonismes et des liesses punitives qui ont si viscéralement tourmenté l’avènement de ce pli annuel. C’est dire que les corps d’été ont une histoire à eux bien plus grande qu’il n’y paraît. Elle permet de saisir l’inscription d’une variation saisonnière des manières d’être et de faire dans les agencements de la société française. Or il ne devrait plus être possible de prétendre savoir comment ce siècle a pu se dérouler sans réfléchir aux désarticulations passagères qui l’ont fait tenir debout.
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Bribes Autrement
dimanche 22 novembre 2009
La religion(s) manque-t'elle ?
Sur un blog voisin, un commentaire. Qui me donne envie de dire deux ou trois choses.Le commentaire, signé Christian, est le suivant : J'en viens à aujourd'hui et à l'éducation familiale des gamins; je me dis que les parents qui refusent le religieux pour éduquer doivent être bien savants ! Donc, s'ils ne le sont pas, soit ils laissent faire la rue, l'école laïque, l'école libre, la religion, les sectes, le sport, la prison ... N'est-ce-pas le problème d'une partie de notre jeunesse ? Et de notre société ?
Ma "réponse" est celle-ci. Je vous invite bien sûr à donner votre point de vue ;-)
Je ne sais pas si je vais répondre, Christian. Je veux dire à ta question (je ne suis qu'un dans l'immense ;-). Disons que je souhaite essayer. Toutefois, comme je sens le terrain glissant, je vais m'efforcer à pointiller sur les mots ;-) En témoignant, simplement.
J'ai "reçu" l'éducation catho en question. Elle fait évidemment partie de moi.
Je suis aujourd'hui incapable de dire si je suis croyant ou pas. J'aime à me penser athée. Mais je n'en suis pas sûr.
Je me sens profondément laïc dans un sens que j'ai fait mien : le respect des religions. De toutes. Pas dans le sens hostile à toutes les religions. J'aime pas l'hostile.
J'ai des enfants de sept ans et douze ans. Ils ne sont pas baptisés. Et quelque part, ça me gêne. Ce qui me gêne, c'est le "rien" que nous leur avons offert. J'ai tendance à penser, et même croire, qu'un "pas bien" vaut mieux qu'un "rien". Je me dis parfois : mieux vaut avoir quelque chose avec quoi n'être pas d'accord, que quelque chose où on n'a pas d'avis, faute de... Alors je ressens quelque part un "vide" que clairement, je n'ai pas su remplir pour eux. Je n'y pense pas tous les matins en me rasant, d'ailleurs je ne me rase pas tous les matins. Mais ça m'interroge.
A la naissance de mon premier fils, j'aurais aimé qu'il soit baptisé. J'avais envie qu'il ait une éducation religieuse. Plein de gens ont baptisé des mômes avec rien derrière. Ca, je trouve que c'est très con. Je souhaitais qu'il ait des repères, mon gamin. Je n'étais pas dans l'idée de le "tatouer" d'une pensée, plutôt dans l'esprit de lui proposer d'autres manières de voir les chose,s de le doter d'un temps où l'on regarde autrement le monde. Je n'étais d'ailleurs pas certain d'opter pour la religion catholique, j'étais assez attiré par la religion protestante.
Ma femme a vite clôt le débat. Pas question, elle a dit. Alors si pas question, pas réponse. Comme j'avais peine à exprimer mon point de vue, de mon côté, peine à dire pourquoi je souhaitais qu'ils aient une éducation religieuse, j'ai laissé tomber, d'autant que madame s'est engagée à les sensibiliser aux religions.
Douze ans ont passé, donc. Je pense toujours qu'il manque quelque chose à ce que je donne à mes gamins. Je ne sais pas si c'est "de la" religion. Il y a tant d'autres choses que je ne fais pas ;-) Je ne me culpabilise pas, mais en terme de responsabilité(s), ça me questionne.
Car on les coupe de spiritualité, quelque part. Eux ne le savent pas. Mais moi si. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai eu et que je me dis que ça leur manque. Mais je crois qu'on les prive de temps silencieux, de réflexions, d'autres relations humaines, ce genre de chose. Et ça ne leur ferait pas de mal.
C'est vrai qu'hormis les discours qu'on peut leur tenir, il n'existe pas pas, pour eux, d'endroits où l'on cause valeurs, de temps où ces questions-là sont évoquées. Par défaut, ils accèdent à d'autres valeurs et elles sont pas folichonnes.
J'investis du coup beaucoup dans la lecture. Qu'ils lisent. Au moins. On essaie de discuter, d'expliquer. C'est déjà pas mal. Mais c'est nous. Est-ce suffisant ? Est-ce audible ? J'ai des doutes. A un moment, je militais pour que l'école de la République mette des cours de valeurs dans ses programmes ou quelque chose comme ça, je suis par exemple un partisan de la philosophie à l'école. Mais on ne peut pas tout demander à l'école.
Bref, ça m'interpelle cette question. Car je pense que la religion a une place, et que cette chaise est vide actuellement.
Je ne sais pas si c'est par une religion qu'il faut remplir cette chaise, ou par autre chose, mais je ressens qu'on offre du vide. Et ça me paraît dangereux. On permet un système. Sans toujours le savoir. Même si on essaie de poser autrement les choses. On donne moins de place à l'idée, à l'imagination, au spirituel. Quelque part, je le regrette. Quelque part, je cherche.
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A propos,
Côté maison,
Idées
J'aime mieux le sport en contre pouvoir
Avec leurs conneries, Henry, Domenech et les autres sont de parfaits symboles de ce règne étouffant du après moi le déluge. Le foot, miroir de la société : ça fonctionne bien. En l'occurrence, ça tue l'imagination.Qu'est-ce qu'une main quand on se qualifie pour une coupe du Monde, qui plus est la première de l'histoire sur le continent africain ?
Qu'est-ce qu'une main quand on sauve un poste, empoche des centaines de milliers d'euros, le tout devant 13 millions de téléspectateurs français ?
Juste cinq doigts. Mais derrière, les pieds dans le tapis. Et quand ils la passeront la main, ce sera plutôt du désert pelé que de la verte moisson.
Passons sur l'éthique, la morale, ce genre de choses. Il se trouvera toujours des gens pour penser et dire qu'en France, on a toujours besoin de se creuser les méninges pour glisser de la moralité dans un monde qui n'en demande pas tant. Il se trouvera toujours du temps pour penser la plaie puis la panser.
Passons sur le jeu de football, que d'autres sports ironisent désormais puisque ce jeu se gagner désormais avec les mains (celles d'un gardien qui sauve la patrie et celle d'un attaquant qui nique l'adversaire). D'autres exploits viendront botter le cul à ces ironies.
Et venons-en à cette déception qui se profile. Ces regrets, plutôt.
Avec cette histoire, la France vient très certainement aussi de foutre en l'air sa candidature pour organiser un prochain championnat d'Europe des Nations. Image détestable. Qui pourrait voter pour nous aujourd'hui ?
En Lorraine, ils nous font chier la main de Henry et les doigts de Raymond. Nous cassent les reins. Nancy faisait partie des équipes retenues. On imaginait déjà s'y rendre, au stade, pour voir de la très haute compétition. L'image de la France du foot avec de tels bleus au visage, va être peu probable que l'hexagone soit choisi pour organiser une fête européenne.
Henry, Domenech empilent les records. Entrent dans l'histoire du Foot avec des statistiques à rallonge et des longévités qui déciment les chiffres d'avant (nombre de sélections, nombre de buts, nombre de matches sur le banc, nombre de participations et de qualifications à une Coupe d'Europe). Z'êtes des gens de l'hier pour qui aujourd'hui construit l'Histoire.
Non, la fin ne justifie pas le moyen. Un certain Nico fait pareil à la tête de la "France". Z'êtes pas obligés de faire pareil. Je préfère quand le foot et le sport donnent des leçons. Je l'aime mieux en contre pouvoir.
samedi 21 novembre 2009
Je ne serais pas arrivé là si...
Je ne serais pas arrivé là si...C'est une rubrique de je ne sais plus quel magazine.
C'est un "angle" rédactionnel qui permet à un journaliste d'écrire autrement sur une personne. A l'interrogé de dévoiler des choses, de se dire autrement. Au lecteur de découvrir, du coup, une personne différemment.
Pouvez essayer si le coeur vous en dit !
Pensez à votre vie.
A un moment, un lieu, une personne, une chanson, un livre, une rencontre, une galère... Etc.
C'est vous qui choississez le "là" dont il est question. Et qui répondez à la question : ce "là", vous n'y seriez pas arrivé si quoi ?
Merci d'avance à celles et ceux qui voudront bien jouer le jeu :-)
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Un café et l'addition
vendredi 20 novembre 2009
Football, ton univers impayable et payant tout à la fois
Un collègue me tient informé des soubresauts de la main de Henry.D'abord un SMS qu'il a reçu, savoureux le SMS ; un copain lui a envoyé ceci : " Le soir de la défaite contre l'Italie, Domenech demande la main de Estelle. Le soir de la qualification contre l'Eire, il demande la main de Henry".
Fallait la trouver !
Ensuite deux infos vues sur le net.
La première est un communiqué dans lequel le "capitaine" tricolore" jugerait que rejouer le match serait «la solution la plus équitable» .
Pincettes journalistiques : le communiqué "aurait" été envoyé ce vendredi à la chaîne britannique Sky Sports News. «Je suis naturellement gêné de la manière dont nous avons gagné et je suis extrêmement désolé pour les Irlandais qui méritent vraiment d'être en Afrique du Sud. Faire rejouer le match, ce n'est pas de mon ressort», a ajouté le joueur.«Je l'ai dit, le redis et le redirai encore : j'ai touché le ballon de la main. Mais je ne suis pas un tricheur. Je ne l'ai jamais été. Cela a été un réflexe, je ne pouvais pas faire autrement. Tout va très vite dans l'action et nous, les joueurs, n'avons pas le loisir de pouvoir ralentir les images.» Ce communiqué de Henry intervient après que la FIFA a exclu que le match soit rejoué, ajoute la dépêche. Sybilline pour le coup.
La seconde, financière celle-là, qui accrédite l'idée de la main d'or : En se qualifiant, mercredi, pour la Coupe du monde 2010, les Bleus ont réalisé une belle opération financière. Dans son édition de ce vendredi, France Football dévoile les primes des joueurs et du sélectionneur de l'équipe de France. La qualification en poche, les Bleus vont toucher les dividendes de leur campagne : selon FF, Raymond Domenech va toucher au total près de 862 000 euros ! Outre le sélectionneur des Bleus et ses adjoints, quarante-trois joueurs sont concernés par ces primes. Mais ils n'encaisseront pas tous le même montant.
A noter, restons dans le pognon, que TF1 aurait perdu 60 millions d'euros en cas de non présence de la France en Afrique du Sud. Dixit l'Equipe.
Du coup, prenons l'Eire. Et allons nous promener dans la jolie prairie aux Lucioles. Du billet haut en gamme à découvrir en cliquant ici.
Transmission
Petit bonheur du matin. Ca se passe l'autre jour, à la machine à café, sur mon lieu de travail. Je croise une collègue, qui me présente sa voisine. Je ne la connais pas. Elle me connaît. S'en explique. Ca finit par me revenir.J'ai aidé son fils il y a quelques années à se frayer un chemin dans ce dédale parfois obscur qui conduit le jeune lycée vers l'étudiant et l'étudiant vers l'apprenti.
Il était venu en stage et vous l'avez aidé à s'orienter, vous avez pris le temps de parler avec lui, me dit la dame. Il a maintenant son concours, il est dans une école de journalisme.
C'est bien, je lui dis. Au moins, je ne l'ai pas dégoûté du métier !
Puis je m'en repars avec mon gobelet et le sourire de ceux qui ont la satisfaction d'avoir transmis quelque chose à plus jeune.
Transmettre, c'est si simple finalement : Faire passer d'une personne à une autre. Mais aussi faire passer à quelqu'un une qualité, un caractère, des connaissances. Et aussi communiquer.
Sentiment que la chaîne vertueuse a fonctionné.
On m'a un jour transmis quelque chose. J'ai reçu. J'ai donné. Et ça continue.
J'espère que plus tard, à son tour, il saura transmettre. C'est si important.
Rubrique
Un café et l'addition
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